Zaw “le web qui aspire les pubs”, webzine dédié à la communication online. Une collection unique de bannières internet (+ de 2500). L’idée de Zaw m’est venue alors que j’étais webmaster chez Infogrames. Je remarquais l’apparition des premières bannières de publicité Internet (nous étions en 1995, je le rappelle!), et je trouvais ça intéressant à étudier. J’ai commencé à les compiler et les regrouper par thèmes, et je les ai publiées sous la forme d’un webzine. Je l’ai nommé “Zaw”, acronyme de “Zero budget Advertising Web”, car le site était en anglais à l’origine.
La toute première version de Zaw (fev. 96: attention, c’est vintage!) était constituée de 8 pages web, présentant chacune une dizaine de bannières gif animées. J’ai tout fait: le design (soyez indulgents!), les textes, la programmation HTML..
J’ai découvert qu’il était très addictif d’être un “producteur de contenu” sur le Web, plutôt qu’un simple surfeur. Et j’ai définitivement attrapé le virus du “site perso”. J’ai aussi acquis la conviction que sur le Net, le contenu c’est vital, c’est ce qui fait venir et revenir les internautes. Le design doit juste être au service du contenu, pas l’inverse. Je le pense encore plus fort aujourd’hui, et l’explosion des blogs en est une preuve vivante.. A cette époque - le crétacé du Net en France - j’ai fait la connaissance “virtuelle” de gens intéressants à travers le monde. Je me souviens notamment d’un new-yorkais génial, qui avait un site très bien fait et était un gourou du web-design: Jeffrey Zeldman. On a pas mal échangé par mail.
J’ai également croisé le chemin de Loic leMeur, qui à l’époque était le boss de RapidSite France, hébergeur américain que j’utilisais pour mes sites perso (pas de lien de cause à effet, juste une coincidence!). Loic m’avait contacté pour me parler d’un projet consistant à “professionnaliser” Zaw, en en faisant une vraie banque de données sur les bannières Web. L’idée était séduisante, mais je venais de créer Zawstudio, et je n’avais pas le temps de me disperser. Le projet a bien entendu fini par se réaliser, quelques années plus tard, je crois via la Sofres.
J’ai continué à étoffer le contenu de Zaw, en y ajoutant beaucoup de liens et d’infos sur le marché de la pub online, et sur les évolutions du Net en général. J’ai également créé une rubrique sur l’internet en Rhône-alpes, avec un recensement des prestataires, des entreprises ayant un site, ainsi que des critiques de sites. Un ami graphiste m’a fait un vrai beau logo, et j’ai acheté un nom de domaine (zaw.tm.fr). L’animation du site me prenait au moins 2h par jour: surf pour trouver les bannières, recueil des liens (oui, chaque bannière était linkée sur le site de l’annonceur!), programmation des pages, réponses aux mails, mises en ligne…
Zaw a fait l’objet d’un premier article de presse dans Libération du 16 février 1996. D’autres ont suivi, et le site a connu un bon succès d’estime. Il est très bien référencé, et sa fréquentation s’est stabilisée autour de 5000 visiteurs uniques par mois.
Courant 2000, j’ai “débranché” Zaw, car étant par ailleurs directeur associé de la webagency ZawStudio, il y avait parfois confusion des genres entre les opinions que j’avais exprimé à titre personnel sur Zaw, et la société. Et surtout, je n’avais plus le temps de m’occuper des mises à jour, étant à fond dans l’aventure ZawStudio.
Le site est désormais visible en tant qu’archive.
